Désolé pour le temps que j'ai mis à faire ce récit plus détaillé mais il fallait bien récupérer ...

Tout commence le samedi soir. Je pars en chasse d'un compagnon de course. Tous ont raccroché. Davis pour les problèmes que l'on connait. Filous qui après un semi canon n'a pas eu le courage de continuer la préparation (surtout bousculée par l'arrivée de sa petite dernière). Raphael qui était motivé comme pas deux c'est arrêté au milieu de sa préparation. Jean-Marc qui me pointe l'excuse d'un séjour au ski pour se débinner. Il en restait tout de même un. J'ai donc convenu avec David d'un rendez-vous à 7h30 pas loin des Champs Elysées.
Je me lève à 5h45 pour manger des pâtes et boire. Ce n'est pas la partie de la préparation que je préfère. Je n'ai pas beaucoup d'appétit à cette heure là. Curieusement cette fois-ci ca passe et j'en reprends même une seconde platée.
Après la séance de crémage, protection des tétons (que j'ai de très fragile), dernier pipi on rejoint notre SAS de départ: 3h45 (ca me fait rire rien que d'y penser).
David a un bon ami, Philippe, qui a la gentillesse de le coacher pendant la course. Ils ont rendez-vous place de la Concorde. Philippe est le genre de coureur à avoir un dossard préférentiel lorsqu'il s'aligne au départ du marathon. C'est le genre de type à courir tous les jours (oui tous les jours) et à préparer les 100km de Millau. C'est le genre de coureur à ne faire que de l'ultra car finalement un marathon c'est assez simple. Sa sortie du dimanche c'est mon marathon. Mais c'est aussi le genre à ne pas se la ramener. Bref c'est un vrai coueur à pied: humble, balèse et gentil (engagé comme futur rédacteur de Jogblog d'ailleurs).
Dès les premiers mètres je lui parle de ma douleur au mollet droit. Sa remarque est pleine de bon sens: "si tu as encore mal après 4-5km tu risques de souffrir".
On dépassent vite le 5ème km et j'ai encore mal.
Grâce à la présence de mes deux compagnons, les 10 premiers km passent sans problèmes. Il fait très chaud donc on se ravitaillent tout le temps. On se ravitaillent même au stand éponge. Tout le monde fait comme nous c'est donc vite l'embouteillage. Notre allure est conforme à notre objectif soit 5'30 le kilo. Les kilomètres de ravitaillement nous font perdre beaucoup de temps (6'10 au 10ème km) mais on s'en fout. On a pas l'oeil rivé sur le chrono, en tout cas pas moi. Je suis inquiet pour ma jambe car la douleur ne passe pas.
On retrouve Davis au 11ème qui fait quelques mètres avec nous. Je lui fais part de ma douleur, il me dit "tu t'en fous, t'es pas là pour faire un score". C'est vrai que je m'en fous du score mais j'ai pas envie de souffrir. Pas comme l'année dernière.
A l'occasion d'un ravitaillement éponge (12.5km) je perds mes deux compagnons. Pas grave la cadence commencait à être un peu trop dur pour moi.

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