Face à ce "petit" inconvénient, il y a essentiellement 2 approches:

1/ Le "jusqu'au bout-isme"

Cette "methode" consiste à courir le plus longtemps possible en essayant de repousser autant que possible le moment où les muscles crient " !!@&%@!! ASSEZ !!@&%@!! " et nous force à ralentir fortement, voire à nous arrêter, puis à alterner marche et course avec la plupart du temps de grosses douleurs physiques et psychologiques, et moultes remises en cause sur notre capacité réelle à faire des courses de "fous".

Personnellement sur un 100km, cet état survient entre la 6ème et la 7ème heure de course, donc aux alentours du 70ème km... ce qui me laisse environ 30km pour profiter pleinement de mes petits mucles douloureux.

Dans ces cas là, tant bien que mal, on rallie l’arrivée en se jurant que c’était la dernière fois, et on conclut par un récurrent : « C’est dommage, j’étais vraiment bien jusqu’à la mi-course…».

2/ La méthode "Cyrano"

Cette méthode (remarquez l'absence de guillements), consiste à ne pas attendre que l'alternance marche/course devienne un mal nécessaire, mais de la pratiquer dès le début de la course. (Rien de bien neuf en fait, j'applique juste le viel adage "qui veut aller loin ménage sa monture", sauf que là, il y a pas vraiment de monture... mais bon je m'égare...).

Donc, pour appliquer la méthode Cyrano, il faut choisir une alternance marche/course: par exemple, 9mn de course et 1mn de marche.

Il faut juste respecter scrupuleusement 3 règles pour que ce soit efficace:

  1. Il faut travailler l'alternance à l'entrainement car (croyez moi), s'arrêter avant d'être forcé de le faire en course est tout sauf naturel...
  2. Il est très important d'appliquer cette alternance dès le début de la course
  3. Il ne faut pas s'arrêter pendant la marche mais toujours veiller à avancer

Par ailleurs, le temps de marche peut être mis à profit pour se ravitailler par exemple.

Je vois d'ici les sceptiques qui me rétorqueront que marcher fait perdre énormément de temps et que le fait de le faire dès le début de la course est contre-productif. Des exemples valent mieux qu'un long discours:

  • une alternance 9mn de course à 11km/h - 1mn de marche à 5km/h donne un temps final de 4h03
  • une alternance 9mn de course à 12km/h - 1mn de marche à 5km/h donne un temps final de 3h44
  • une alternance 14mn de course à 12km/h - 1mn de marche à 5km/h donne un temps final de 3h39

3/ Conclusion"

Cette méthode a initialement été pensée pour les efforts de 100km et plus, où elle est particulièrement efficace. Elle est néanmoins utilisable pour toutes les personnes qui n'ont pas la distance d'une course "dans les jambes", et notamment pour ceux d'entre nous qui n'ont pas (encore) réussi à finir un marathon sans ralentir ou s'arrêter. L'avantage est double: elle permet d'obtenir un temps de référence et de vivre plus agréablement la course.

Je vous laisse seul juge !