J'y resiste pas.
Un article de spectateur du marathon de PARIS, voila ce que je propose avant les commentaires du runner du jour, Jérome, qui nous racontera dans les details sa course.
J'ai assisté à LA LIESSE, la COMMUNION, la FETE.
Un spectacle incroyable de cette marée humaine, sans fin, qui avance en groupes homogenes (compte tenu de leur vitesse).
Mais surtout, d'abord, avant même d'arriver à proximité de la course, j'ai entendu le bruit des tamtams au loin, qui jouaient des airs bresiliens pleins de rythme, ceux qu'on reconnait entre tous et qui marquent le déroulement d'une course. Tam, Tatatam, Tam, Tatatam,... Et puis l'odeur incroyable de toute cette foulée, crémée, transpirante. Bref, avant même de voir les coureurs, on les sent et on les entend. Et croyez moi, pour un runner, c'est comme pour un animal l'appel de la foret. On a envie de s'y jeter pour en etre.
Bref, une fois arrivée, je vois tous ces coureurs, toutes ces coureuses, des jeunes, des vieux, des grands, des petits, des maigrichons, des grassouillets. Y a de tout la dedans, c'est un genre de cour des miracles. Mais le truc dingue, c'est que tous courent, dans le meme sens, en suivant la ligne bleue et le marquage au sol. Et en plus, y faut pas croire, ceux qui sont devant c'est pas necessairement ceux qu'on croit. J'en ai vu, sur un rythme de 3 heures 30, qu'avaient pas des gabaries impressionnants. Et au contraire, j'en ai vu qui se trainaient, avec des physiques athletiques. Tout ça confirme encore une fois que la course, et le reve du marathon, c'est pour tous.
Ce courant que j'ai vu defiler devant moi pendant un moment, et auquel je me suis associé pour quelques 500 metres quand Jérome est passé, m'a aspiré totalement dans cette frénésie, cette tension qui fait avancer la course.
Et puis surtout, pour finir, pour ceux qui comprenent pas ce qu'est le marathon, je dois décrire cette scene : les coureurs avancent, et passent vers le km 12 devant cet orchestre bresilien dont j'ai parlé. Et là, tout à coup, parmi cette foule, 4 bresiliens et bresiliennes magnifiques, dans leur course, mais chacun tenant un pan du drapeau bresilien qui pend au milieu. En entendant l'orchestre, ils s'arretent tous les 4, sans meme se parler. Et devant nous, devant les coureurs ravis, devant la foule, ils se mettent à faire des pas de samba, chacun son tour, pendant une trentaine de seconde. Le BONHEUR à l'état pur. Tout le monde applaudit. Et puis ils repartent, et l'image reste.
C'est ça mon image du marathon de PARIS 2007, elle me restera.
BRAVO A TOUS.