Ca devait arriver.
Après avoir couru depuis environ 10 ans sans veritables objectifs (contrairement à ce que pretend Caliméro dans son précédent billet), me voila tout à coup rattrapé par mes rêves de champion du monde.
J'avoue, même si c'est trop tard pour cette année, que les progrès fulgurants de Jérome (qu'ont pu suivre les lecteurs du blog) et les critiques de mon Coach sur ma paresse, me donnent désormais envie d'être plus rigoureux dans mes entrainements.
Du coup, me voila relancé.
Moralité, c'est dur de courir parce que la course à pied est un eternel recommencement. Il faut retrouver son souffle en permanence, en même temps que sa motivation. Ca fait aussi partie de l'épreuve. J'avais conscience de cela auparavant, pour avoir traversé des hauts et des bas. Le problême, c'est qu'après avoir fait plusieurs marathons, j'ai cessé d'avoir de l'ambition. Et pourtant, il en faut pour maintenir le rythme. Pour ceux qui n'ont pas encore couru leur premier marathon, le rêve reste entier (j'entends Jérome en parler) et cette période est un moment exceptionnel; enfin, le travail va payer; enfin, on va etre confronté à une épreuve mythique qui paraissait jusque là reservée à l'élite. Même la course sera euphorique pour ceux qui sont correctement préparés. Mais après l'épreuve, c'est le Marathon Blues... et je crois désormais que le seul moyen d'en sortir est de se fixer de nouveaux objectifs, ce que je n'ai pas fait. Erreur de ma part...
Je suis sur que la psychanalyse pourrait dire beaucoup de choses sur nous à travers notre pratique de la course à pied. Voilà un sujet d'etude interessant; en tout cas, je serai acheteur d'un livre sur le sujet. Et toi Caliméro ?