Ce dimanche, dans le cadre de notre entrainement marathon, Jerome et moi avons participé au 15 kms de Charenton, course egalement denommée "Les foulées charentonnaises". Difference de perspective entre mon ami et moi-meme, puisqu'au depart de la course, je considere que notre niveau nous impose de courir, au moins, à 12 kms/heure. Immediatement, Jérome, que j'entends desormais appeler du surnom de "Calimero" me dit que c'est trop difficile, que "non pas question"... Finalement, nous ferons la course ensemble, lui en super forme (Bravo, vraiment une belle course Caliméro) qui mènera la cadence devant à environ 4'50 au kilometre avec des pointes à 4'40 et meme 4'30. Pour ma part, j'ai souffert d'un point de coté au 5e kilometre d'une course pleine de changements de rythme (virages, montées, descentes), qui m'a sur le coup pas mal eprouvée.
Conclusion de tout cela, une course terminée en 1 heure 12, ensemble.
Seconde conclusion : la course est au moins pour moitié une activité qui se joue au mental (pour ma part, je n'en doutais pas). Si je peux donc donner un conseil, c'est de travailler le mental tout comme le physique. Et il s'agit pour l'essentiel de ne pas craindre de se fixer des objectifs, et de se battre pour les atteindre (meme s'ils sont modestes). La course à pied, c'est aussi le depassement de soi, et c'est ca qui provoque un sentiment qui peut devenir jubilatoire. Mon coach (un marathonien en 2 heures 39) ne cesse de me repeter qu'une bonne seance peut mener, à son terme, à avoir envie de vomir (tant le sentiment de saturation peut etre fort). C'est aussi ca la course à pied. Il faut donc s'y mettre progressivement, tout en ayant quel que soit son niveau, des objectifs à atteindre, qui permettront d'atteindre la félicité.