JogBlog: carnet d'entrainements et récits de courses.

Objectif 2007: Marathon de Paris

lundi 8 mars 2010

CATASTROPHE AU SEMI DE PARIS 2010

Cette course marquait mon retour à la compétition.

Je m’entrainais depuis plusieurs mois (à un rythme de deux fois par semaine depuis septembre avec une sortie longue le dimanche), et j’étais impatient d’avoir l’occasion de m’y frotter. MEs ambitions étaient modestes, mais j’avais tablé sur un temps de moins de deux heures à l’arrivée.

Et c’est bien là qu’est le problème : l’arrivée justement !!!

Elle est à revoir là :

En fait, l’organisateur de la course, ASO ATHLETISME n’avait tout simplement pas réfléchi au fait que plus de 20.000 personnes, ca fait du monde. Et lorsque la majorité des coureurs s’est approchée de la ligne d’arrivée, un embouteillage s’est créé. Et petit à petit cet embouteillage a grossi, au point de dépasser la ligne d’arrivée.

Au final, lorsqu’un coureur en environ deux heures au semi arrivait à proximité de la ligne d’arrivée, il se trouvait bloqué, à l’arrêt sans pouvoir achever sa course, sans pouvoir enregistrer son temps, sans pouvoir récupérer sa médaille, sans pouvoir se réchauffer et récupérer.

Pour ma part, j’ai poireauté plus de 15 minutes avant d’avoir la possibilité de passer la ligne. Puis une demi-heure dans le froid glacial avant de récupérer ma médaille.

J’ai failli me sentir mal.

Evidemment, à ce moment là, il n’y avait aucun officiel…

Je pense que nous étions des milliers dans cette situation, des coureurs venus de France et du monde entier pour participer à l’événement.

Tout cela est proprement inadmissible, et scandaleux, tout comme le message affiché sur le site (http://www.semideparis.com/) du semi par l’organisateur (si on peut lui donner ce nom) qui se contente de s’excuser.

Pour une fois, j’ai décidé de ne pas me laisser faire. J’ai donc demandé à un ami avocat et coureur à pied de demander le dédommagement de mon préjudice correspondant au moins au remboursement de mon inscription. Si vous êtes intéressé par cela, n’hésitez pas à me contacter ; il est temps que chacun prenne ses responsabilités.

En tout cas, cette course restera mémorable… par sa piètre organisation.
Que ceux qui veulent se joindre à moi n'hésite pas à laisser un message en commentaire de cet article !

jeudi 7 février 2008

Entraînement suite 4 nouvelles séances

L'entraînement se passe de mieux en mieux mais sans être encore satisfaisant par rapport à l'objectif de 1h30 au semi soit 4,15 par km.

en résumé : 1) le 30 janvier dernier j'ai enfin réussi le fractionné fixé par le coach et que je n'avais pas réussi en première semaine à savoir 15 x 30'/30' avec en plus la satisfaction d'une baisse de la fc sur la partie lente : 30' footing (fc 150) + 15 x 30'/30' (fc 185) + 10' récup

2) le 3 février un footing lent de 1h39 soit un petit 18km parcourus autour des lacs de Boulogne (10,7 km/h et une fc à 158 toujours en baisse),

3) le 5 février une VMA satisfaisante mais difficile car les conditions climatiques étaient peu satisfaisantes (vents violents contraires) : Footing 24' + 7 x 3' (récup 2') + récup 10' sur 15km à Dublin,

4) enfin ce soir une course endurance sur 9,5 km : Footing 24' (fc 155) + 13,3' active (fc 185 3km à 4,30'/km) + 15'

et c'est à cette dernière séance que je réalise que j'aurai du mal à faire déjà 10km à 4,3'/km alors un semi à 4'15....

faisons confiance au plan du coach et on verra.

A +.

mardi 29 janvier 2008

2ième semaine d'entraînement au semi

La 2ième semaine se passe mieux. Je commence depuis hier à sentir quelques effets bénéfiques de l'entraînement. Moins de fatigue, plus d'endurance, meilleur rythme cardiaque...

Il s'avère que sur 3 séances proposés par le coach (Endurance, VMA, Endurance cf plan d'entraînement) j'ai pu en effectuer 2 sur la plage de Copacabana à Rio de Janeiro. Ce n'était certes pas stipulé dans le plan de Xavier mais je ne me suis pas privé et quel bonheur (sauf que le beau temps n'était pas au rdv).

Cependant, mon regret aujourd'hui est qu'en termes de timing j'accumule un certain retard. En 2 semaines, je devrais être à la fin de la semaine 2 du plan et je n'en suis qu'à 1,5 semaine. J'ai par conséquent plus d'efforts de régularité à avoir.

Quelques résultats néanmoins à partager sur mes 3 dernières séances :

1) Plan : Footing 1h (10 dernières minutes + actives) Réalisé : Footing 1h (10 dernières minutes + actives) mais avec une fc moyenne à mon sens trop élevé à 165 pour 10,7 km/h et 10,7 km parcourus sans trop de difficultés

2) Plan : Footing 20' + 5 x 4' (95% fcm ou rythme < 4'/km) (Récup 2'30) + récup 10' Réalisé : Footing 15' + 4'+4'15+3x4'30 (95% fcm ou rythme < 4'/km) (Récup 2'30) + récup 10' avec un début d'amélioration de ma fc à 168 mais pour 12,1 km/h et 10,6 km parcourus Cependant il m'a été impossible de tenir les 5x4' ce qui m'a montré tout le chemin à parcourir encore pour atteindre les 1h30 où je devrais être à 4'15 du km. C'est un rythme aujourd'hui que j'ai du mal à tenir sur plus de 2km comme vous pouvez le voir.

3) Plan : Footing 1h15' dont 20' active (40' + 20' active + 15') Réalisé : conforme au plan avec une fc à 159 pour 10,5 km/h et 12,5 km parcourus (avec une moyenne de fc pendant la face active de 175 pour un rythme plus soutenu). C'est à cette séance que j'ai vraiement commencé à mieux sentir mon rythme.

Voilà où j'en suis. Je continuerai le point en fin de week end.

A + et bon entraînement à tous.

vendredi 18 janvier 2008

Mon plan d'entrainement pour faire 1h30 au semi (non je ne suis pas complètement taré juste un peu obsessionnel, une machine quoi)

petit problème d'affichage du plan d'entrainement pour le semi sous IE (pas firefox) donc je le mets dans une page à part...

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jeudi 17 janvier 2008

Ma première semaine de vrai entraînement commence mal

Xavier,

je démarre mal. En premier lieu si le footing lent du plan d'entraînement que tu m'as préconisé s'est bien passé (quoique je dois apprendre à courir plus lentement que 10,6km/h et 165 de fc), ma 2ième séance de VMA qui devait avoir lieu mardi n'a eu lieu que ce soir jeudi.

De plus, au lieu des "20' footing + 15 x 30'/30' (très rythmé) + 10' footing lent", je n'ai accompli que "10' footing + 10 x 30'/60' (très rythmé) + 10' footing lent". Le repos de 30' après une vitesse pure de 30' a été insuffisant et j'ai du poussé le repos à 60'. Peut être aussi que ma vitesse pure était trop importante (186 de fc)? Il est vrai que cette vitesse n'était pas celle finalement d'un 3 km comme tu me l'as recommandé mais elle était je pense plus rapide. Je ferais une nouvelle tentative à la prochaine séance de VMA.

La route sera difficile pour le 1h30 mais j'y crois.

A ce week end sur le blog.

mardi 15 janvier 2008

Très très modeste, mais là...

Tout d'abord, salut à tous. Vous m'avez manqué, mais n'etant pas trop fan de l'autoflagélation, j'ai décidé de provisoirement me détacher de ce blog. Ca n'a pas été sans souffrance, compte tenu de mon addiction, mais finalement, on s'y fait. Eh oui, aussi incroyable que cela puisse paraitre, il y a une vie après la course à pied. Ensuite, quand même, un peu d'info. J'ai repris le sport en septembre 2007, après environ 6-8 mois d'interruption. Mais je n'ai pas recommencé à courir à ce moment là; j'ai nagé. Depuis cette date, je nage environ 2-3 fois par semaine entre une demie heure et trois quart d'heure. J'y prends un très grand plaisir, et ai découvert (enfin redécouvert puisque j'avais déja eu l'occasion de m'y essayer) une discipline assez passionnante. La natation devrait etre selon moi le complement idéal à la course à pied, pour ceux qui traversent notamment des périodes de blessure... Et puis, il y a 10 jours, j'ai enfin eu l'autorisation de courir. Et donc dimanche dernier, premier petit jogging. Je suis loin, très loin, du trail des lucioles ou du marathon de Paris. Mais quand meme, quelques foulées, le ciel bleu, un peu d'air frais. C'est bon... Difficile d'anticiper sur la suite de mon entrainement sportif, puisque je me retrouve dans la peau d'un débutant. Ce sera peut etre l'occasion d'ecrire quelques mots pour ceux qui s'y mettent et qui veulent découvrir comment débuter. Pour moi, ce fut une demie heure de jogging à 9,5 kms/heure. J'en suis fier, le plus important etant de mettre un pied devant l'autre et d'avancer. A bientot chers freres et courez bien.

dimanche 13 janvier 2008

Objectif 1h30 semi marathon

Paris 2 mars 2008 - 23 000 inscrits

Il était temps que je m'inscrive au semi marathon de Paris 2008 lundi dernier car aujourd'hui dimanche, les inscriptions sont closes avec 23 000 inscrits.

Pour cette année, j'ai vraiment souhaité passer un cap de course en tentant le semi en 1h30 (1h40 en 2007). Pour cela j'ai décidé de suivre le plan d'entraînement de Xavier, sportif très accompli (69 ième à sa première course officielle les 20km de Paris 2006). Je le mettrai en pièce jointe dès demain. L'entraînement a commencé aujourd'hui avec une sortie lente de 1h00. J'ai fait le tour de l'hippodrome en 59 mn pour 10,5 km (10,6 km/h). Pas eu de soucis. L'esprit est là bien que le challenge soit ambitieux et le plan assez contraignant (sortie tous les 2 jours). Mais j'ai pour la première fois depuis que je cours pris la décision de suivre à la lettre un plan d'entraînement. On verra ce que cela donne. Affaire à suivre dans 2 jours par conséquent.

Reprise après 9 mois d'absence

Cela faisait 9 mois que j'avais arrêté véritablement de courir (hormis quelques courses durant quelques voyages). Ma dernière vraie course fut pour le semi marathon de Paris le 11 mars 07. J'ai, il est vrai, expérimenté de sérieux problèmes de dos qui m'ont empêché de courir pendant au moins 6 mois (jusqu'en août).

La reprise a eu lieu finalement le 26 décembre doucement sous le champs de Mars (sorties 2 fois par semaine de 6 km pour me remettre en jambe). Les sensations et l'envie de reprendre sont vite revenues. Pas de problèmes physiques, pas de douleurs. Tout est réuni pour une reprise sérieuse et faire mieux pour le prochain semi marathon de Paris en mars prochain, avec Jerome bien sûr. Je vous tiens au courant.

dimanche 2 décembre 2007

J'ai gagné le droit de (re)blogguer

Je sais que vous êtes toujours là (tout le moins en statistique) et que ce silence de plusieurs mois est inadmissible pour un blog de plus de deux ans (Octobre 2005).
Sachez tout d'abord que je lis vos commentaires.
Après un été de repos (c'est loin je sais), les douleurs aux tendons ne disparaissant pas je suis retourné voir mon Ostéo qui m'a donné un conseil assez simple (mi-Septembre): courez, rompez la spirale infernale qui va faire de vous un obèse clodi-cloquant.
J'écoute toujours mon ostéo, donc tel Forrest je me suis mis à courir. Enfin je me suis remis à un rythme de 2 fois par semaine. Mes courses n'ont rien de passionnantes mais je fais mes 18-20km par semaine, tant bien que mal. Les grèves et quelques ajustements perso-pro ont un peu cassées mon rythme mais je vais m'y tenir. Je n'ai pas d'objectif de course pour le moment, juste trouver du plaisir à courir quand il fait nuit, qu'il pleut et qu'il faut lutter contre le vent.
J'en profite pour féliciter Patrick qui est maintenant Marathonien, Bravo !!
Je suis toujours là, Davis attend maintenant Janvier pour battre à nouveau le macadam avec moi (c'est dur de courir le Dimanche soir seul). Alors tenez bon on va revenir et relancez la machine ...

jeudi 6 septembre 2007

La méthode miracle pour faire moins de 4h au marathon

Lors de mon dernier billet sur la gestion du marathon, j'avais évoqué rapidement la "méthode Cyrano" pour gérer les passages difficiles de la course. Je vais la détailler dans ce billet qui s'inspire largement des théories de mon ami coureur Jean-Marc Dewelle, dit "Cyrano" (d'où le nom de la méthode, je rends à César...), avec qui j'ai toujours autant de plaisir à disserter au cours de courses d'ultra (Cyrano, si de ton vestiaire tu nous entends...)

Tout d'abord un peu de contexte.

Je prépare actuellement les 100km de Millau fin septembre que j'espère boucler en moins de 9h (compte-tenu du dénivelé important et histoire de bien figurer aux prochains championnats de France, les mimina qualificatifs étant de 10h). Comme nous allons le voir, certaines des questions que je me pose sont facilement transposables au marathon, voire au semi dans certains cas. Pour l'heure, ma question existentielle est: comme je ne m'appelle pas Yanis Kouros (recordman du monde du 100km et légende vivante de l'ultra), comment courir efficacement (c'est-à-dire sans pertes de ryhtme et sans pauses trop longues) pendant la durée de l'effort de course afin de maxmiser ma performance et surtout mon plaisir ???

En effet, en deça d'un certain niveau et au-dessus d'une certaine distance, il arrive fréquemment que l'on soit obligé de marcher voire de s'arrêter pendant l'effort. Ceci est forcément arrivé au moins une fois à ceux d'entre nous qui courent le marathon ou le semi (je me trompe?).

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vendredi 27 juillet 2007

Le marathon? Même pas mal ! Ou les 10 commandements.

Vu le nombre de questions sur le sujet dans les commentaires de mes précédents billets, je vous propose mes réflexions personnelles sur la gestion d'un marathon. Ce billet est plutôt destiné aux coureurs ayant peu d'expérience sur marathon, les autres y trouveront, je pense, des souvenirs plus ou moins douloureux !

Pour nous coureurs, le marathon est une distance mythique et fortement chargé en émotions, c'est souvent L'OBJECTIF de toute personne qui court régulièrement car il permet de donner quelques lettres de noblesses et de nous faire rentrer dans un groupuscule (certains mentionnent même le fait d'avoir finit un marathon sur leur CV...).

Pour ma part, j'ai 25 marathons "officiels" derrière moi et je suis loin d'avoir fait le tour du sujet, en fait je peux même vous affirmer que l'on apprend à chaque course un nouveau truc. Je vais essayer de faire une compilation de mes petites constations sur le sujet. Comme d'habitude, ceci est tout à fait personnel et j'invite chacun à se faire sa propre opinion.

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mercredi 18 juillet 2007

Recettes de cuisine pour coureurs

La fin juillet approche et avec elle, le début de ma préparation pour les courses d'automne. Je vais prochainement poster mon plan d'entrainement mais avant je voulais vous donner une petite compilation de réflexions personnelles sur les petits trucs et recettes que je m'applique pour courir au quotidien (en fait, ceci correspond à plusieurs demandes que j'ai eu récemment par mail).

Avant toute chose et pour être très clair, je n'ai pas la prétention de détenir une quelconque vérité, je vous livre telles quelles des réflexions personnelles qui ont marché pour moi pour progresser ou rendre plus facile la pratique de la course à pieds. Je ne suis pas sponsorisé ou autre par telle ou telle marque. Je ne garantie aucun résultat et surtout je ne veux pas être tenu pour responsable des petits désagréments que mes petits trucs pourraient causer ! Par ailleurs, je vous préviens tout de suite que certains trucs vous sembleront franchement évident et d'autres probablement très débiles.

Voilà, tout ceci étant dit, passons au vif du sujet.

I - Avant la course

Ici, je parlerai uniquement de la mise en condition pour une sortie ou une course mais pas de plan de préparation (voir mon prochain billet). L'avant-course doit permettre de courir dans les meilleures conditions possibles et prendre un maximum de plaisir (le moteur de la progression).

  • Commençons par les fondamentaux... personnellement je cours avec des paires de chaussures Asics dont je trouve l'amorti très progressif et souple et je suis fana depuis des années de la gamme "DS trainer" pour la route et "Trabucco" pour les courses natures. D'après mon expérience, les autres marques les plus diffusées dans le peloton sont New Balance et Mizuno: je laisse à chacun se faire une idée mais je trouve l'amorti de NB plus "dur" (j'ai l'impression de courir dans des sabots mais on sent beaucoup mieux la route) et Mizuno est plutôt à réserver, je trouve, pour les courses natures. Les 2 modèles cités ci-dessus sont un peu onéreux mais pour l'utilisation que j'en ai (une sortie quotidienne et des sorties de plus de 2h), on sent la différence avec les modèles deux fois moins chers: outre la sensation "chausson", le maintien latéral est excellent.

Une paire de chaussure dure à peu près 1000km, et je m'astreins à les changer au-delà pour conserver un amorti efficace, je tiens donc le compte des km parcourues par mes chaussures (une évaluation). J'utilise également toujours 2 paires de chaussures en même temps avec un niveau d'usure différent pour éviter d'accentuer des défauts de foulée. Ce petit truc m'a permis de fortement diminuer mes blessures et d'augmenter mon nombre de séances hebdomadaires. Enfin, j'achète toujours des chaussures universelles (sans correction de pronation): les corrections sont souvent mal adaptées et en cas de fragilité des tendons ou des articulations, il faut souvent recourir à des semelles orthopédiques pour "compenser"... franchement, c'est beaucoup plus simple de ne pas rentrer dans ce débat là et de rester sur des chaussures à correction dites "universelles" cad ni pronatrices, ni suppinatrices quitte à les changer un peu plus souvent.

Petite précision: on a un profil pronateur quand le pied attaque le sol avec l'extérieur et termine la foulée avec l'intérieur, la suppination c'est l'inverse.

  • Autre élément à ne vraiment pas négliger avec les chaussures, une bonne paire de chaussette permet d'éviter les échauffements et les ampoules. Personnellement, je prends les chaussettes "performance" de Go Sport, j'ai pu les tester sur des ultras et c'est garantie 0 souci: elles possèdent un élastique qui entourent le pied et évite les glissements. Autre truc: si vous n'avez que des chaussettes de ville pour courir (ça peut arriver en vacances !), vous pouvez en mettre 2 paires l'une sur l'autre, ce qui est très efficace pour les ampoules et les frottements.

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lundi 2 juillet 2007

Un peu dans la galère

Merci à Philippe pour avoir éviter à ce blog de sombrer dans un état comateux post-marathon. Ses articles sont de qualités.
Pour ma part, si je blog peu mes courses c'est surement parce que je ne les trouve pas digne d'interêt. Mais puisque un des objectifs de ce blog est de faire partager mon expérience de course à pied, voici ce qui m'arrive depuis quelques semaines.
J'ai rechaussé mes baskets fin mai sans pour autant avoir vraiment repris le chemin de l'entrainement puisque je cours grosso-modo 1 à 2 fois par semaine. Je suis donc devenu officiellement un coureur du dimanche :-).
Je fais 12km le dimanche à une allure plutôt pépère (5'30) le kilo et plutôt 9km le mercredi (allure un peu plus rapide). Je ne vais pas vous mentir, je ne cours pas régulièrement le mercredi (honte à moi), surement par manque de motivtion.
Par contre je continue à souffrir puisque la pause post-marathon n'a pas soigné mes petits bobos. J'ai les mollets/tendons qui sont très sensibles et depuis 1 semaine j'ai une douleur au genou qui arrive après 5-6km de course. J'ai donc repris rendez-vous chez mon ostéopathe la semaine dernière. Verdict sans appel:
- bassin bloqué (la manip pré-marathon n'avait pas été très efficace)
- problème de maintient plus général du coup il pense que mes semelles ne sont plus adaptées.
Me voila donc reparti pour un tour :-(, avec un programme à venir pas très réjouissant:
1. je dois enlever mes semelles (depuis les douleurs se sont intensifiées et les ampoules revenues)
2. je dois retourner voir mon podo pour un bilan
3. Ensuite on avise...
Les douleurs étants plus présentes sans les semelles j'ai passé un petit coup de téléphone à mon ostéo lui demandant si il prenait plaisir à me voir souffrir. Visiblement oui, sa réponse a été lapidaire: "c'est très bien, vous ne touchez rien et on se revoit après votre visite chez le podologue".
A suivre ...

PS: je prends le temps de répondre au post de Philippe ...

mercredi 27 juin 2007

Dis, pourquoi tu cours?

Quel que soit son niveau, tout coureur s'est forcément posé la question ou s'est vu poser cette question par des proches au moins une fois... et il faut bien avouer qu'à moins d'y avoir réfléchi auparavant en réalisant un processus d'introspection long et complexe (ou d'avoir carrément sollicité l'aide d'un professionnel de la psychologie) la réponse n'est pas du tout évidente.

Pour avoir eu à répondre à cette question à plusieurs reprise, je vous soumets quelques pistes de réflexion personnelles avant de vous donner ma propre réponse.

1/ Courir pour le plaisir

Evidemment, c'est la première réponse qui vient à l'esprit. En effet, la course est avant tout un loisir pour l'immense majorité d'entre nous et "loisir" rime avec "plaisir".

Qui n'a pas entendu au moins une fois, le coureur parler de cet état de grâce et de plénitude sereine que lui procure sa sortie matinale ou nocturne de course à pied? Cette extase renouvelée que les sédentaires ne peuvent pas comprendre?

Un médecin de ma connaissance a avancé 2 explications:

  1. Les chocs répétés des pieds sur le sol provoque la stimulation de la sécrétion d'endorphines (l'hormone anti-douleur) et donc le bien-être ressenti pendant l'effort
  2. L'activité de course à pied, très consommatrice en oxygène pour l'organisme provoque un déficit d'oxygénation du cerveau et donc un état de douce euphorie cotoneuse, à l'instar du dramatique jeu du foulard pratiqué par les collégiens

Très bien. Bon... cela dit, c'est un peu court et c'est surtout faire abstraction des petits inconvénients du coureur à pied: la douleur liée à l'effort, la frustration de ne pas se sentir en forme ou de ne pas avoir pu respecter son plan d'entrainement, les carences de tout poil qui ne manque pas d'apparaitre...

2/ courir par besoin

Oui évidemment! cette maudite sécrétion d'endorphine qui provoque l'accoutumance et qui permet de justifier à son conjoint ou à sa famille le besoin impérieux de "sortir" pour aller "bouffer le bitume".

Oui... sauf que je n'ai personnellement jamais rencontré de personnes qui ne peux absolument pas se passer de course à pied pendant quelques jours et je connais des coureurs qui, je pense au vu de leur kilométrage annuel, auraient dû atteindre cet état d'addiction depuis longtemps déja...

Et franchement, le besoin est plus psychologique que physique: c'est dur de se sentir régresser et peu à peu s'approcher de l'état de mollusque flasque juste bon à zapper sur la TNT au lieu de s'entrainer durement pour hausser son niveau et rêver aux objectifs les plus fous !!!

3/ courir pour atteindre un objectif

L'atteinte de l'objectif révé est évidemment un très bon moteur. Comme un musicien qui répéte inlassablement ses gammes, le coureur suit minutieusement son plan d'entrainement avec ses séances de pistes tellement jouissives et ses sorties longues, voire très longues, qui vous bouffent une bonne partie du week-end. En plus, atteindre l'objectif signifierait la fin des haricots? On peut évidemment se fixer de nouveaux objectifs mais ça risque de devenir lassant à la longue...

Bon d'accord, ça peut effectivement être une bonne raison, mais c'est dramatiquement terre à terre comme raison, non? et en plus vouloir atteindre à tout prix un objectif peut être une source importante de stress au quotidien.

4/ courir pour le stress que cela procure

Tiens, en suivant le raisonnement, on tombe dans une contradiction flagrante avec la première raison (le plaisir) sauf à avoir du plaisir dans le stress (voir le point suivant)... Là, on est plus dans une raison qui nous rammène à nos origines: j'imagine que l'homme préhistorique ne courait pas vraiment pour son plaisir personnel mais plutôt pour une raison pratique: fuir le danger, se dépêcher de rentrer avant la nuit, attraper sa subsistance etc... Finalement la recherche du stress est un retour aux sources !

Evidemment, c'est pas vraiment la réponse la plus évidente à la question initiale. Et qui dis stress, dis inconfort, voire douleur.

5/ courir par sado-masochisme

Serge Cottereau (multi-vainqueur des 100km de Millau entre autre, je me prosterne humblement) indique que les 3 défauts du coureur sont: l'impatience, l'orgueil et le sado-masochisme. Ce n'est pas tout à fait faux...

  • Le coureur est impatient d'atteindre ses objectifs, de revenir de blessure...
  • Il faut une bonne dose d'orgueil pour s'aligner sur un marathon
  • Il faut vraiment être sado-masochiste pour aimer se faire mal

Bon...

Ma réponse très personnelle à la question du titre est en fait... un mélange de toutes les mauvaises raisons précédentes. Je cours personnellement parce que :

  1. Je prends du plaisir à rendre naturel un effort qui ne l'est pas pour tout le monde: la course est l'effort le plus basique après la marche. J'aime cette sensation que me procure une sortie d'1 heure en courant qui ne me coûte pas plus qu'une ballade d'1 heure en marchant
  2. J'ai besoin de courir plusieurs fois par semaine pour me sentir actif et en paix avec moi-même
  3. J'ai des tas d'objectifs que je n'atteindrai certainement jamais mais finalement "la quête est plus importante que le graal" et l'objectif est le carburant de base du coureur (avec l'eau)
  4. J'adore cette sensation de stress qui précéde le départ d'une course un peu folle ("mais qu'est-ce que je fous là ???")
  5. J'aime la sensation sado-maso qui consiste à avoir conscience de tous les muscles de mon corps, même ceux dont je ne soupçonnais même pas l'existence, après un effort violent. Et en toute franchise, descendre les escaliers en crabe m'a toujours fait hurler de rire...

Bref, je cours pour me sentir un peu plus vivant.

mardi 29 mai 2007

Quelques principes d'entrainements à toutes fins utiles

Au cours des dernières années, j'ai eu l'occasion de tester pas mal de formules d'entrainement, certaines assez exotiques mais aucunes complétement satisfaisantes. J'ai donc fini par me forcer à me poser les questions existentielles de base "où cours-je? dans quel état j'erre?" etc... et là surprise ! en respectant quelques principes qui me semblent simples et logiques, mes chronos ont baissés comme par magie et j'ai pu passer certaines séances qui me mettaient au tapis auparavant.

Je vous livre telles quelles mes réflexions en espérant que vous y trouverez 2 ou 3 trucs utiles.

Tout d'abord, je distingue 2 types de phases dans la saison:

  • La phase de foncier où on s'entraine sans objectifs précis, juste se faire plaisir
  • La phase de préparation à un ou plusieurs objectifs avec un super-mega-plan-de-la-mort-qui-tue dégotté dans le mensuel du coin

Pour rendre ces phases efficaces, je me tiens aux principes suivants:

  1. La phase de foncier a pour but de progresser en s'amusant et d'être capable d'encaisser les préparations spécifiques
  2. La phase de préparation spécifique a pour but d'arriver le jour J au sommet de sa forme (mais pas de progresser !)

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